Les monuments

La ville du Mans porte une attention toute particulière à ses monuments, ce qui lui vaut le label Ville d'art et d'histoire. Des visites et des événements permettent de découvrir ce patrimoine rattaché à plusieurs périodes de l'histoire.

La cathédrale Saint-Julien

La cathédrale du Mans a été construite entre le XIe et le XVe siècle. Ces cinq siècles lui ont apporté une diversité de styles qui trouvent leur cohérence dans une fusion de roussard, de calcaire et de verre. Une richesse qui fait d'elle la cathédrale "archéologique" de l'art religieux médiéval. Son nom lui vient de Julien, qui aurait christianisé le Mans au IVe siècle. Elle renferme de précieuses œuvres d'art.

Actualités

L'art funéraire

Cathédrale Saint-Julien

L'art funéraire

La statuaire

Cathédrale Saint-Julien

La statuaire

Les anges musiciens

Cathédrale Saint-Julien

Les anges musiciens

Les grandes orgues

Cathédrale Saint-Julien

Les grandes orgues

Les tapisseries du XVIe

Cathédrale Saint-Julien

Les tapisseries du XVIe

Les vitraux

Cathédrale Saint-Julien

Les vitraux

Du 31 mars au 19 octobre, la cathédrale est ouverte du lundi au vendredi, de 8 h à 19 h, le samedi, de 8 h 30 à 19 h 30 et le dimanche, de 8 h à 19 h. Le reste de l'année, elle est ouverte le lundi, de 8 h à 16 h 30, du mardi au vendredi, de 8 h à 17 h, le samedi, de 9 h à 19 h 30 et le dimanche, de 8 h à 18 h. Une rampe d'accès pour fauteuils roulants et poussettes se trouve au niveau du porche royal.

La Cité Plantagenêt

La Cité Plantagenêt, protégée par son enceinte romaine et ses enceintes médiévales, offre un rare ensemble de maisons en pan-de-bois, d'hôtels de la Renaissance et de rues pavées, bordées de bornes chasse-roues. Pleine de charme, elle est le cadre de nombreux tournages comme ceux de Cyrano de Bergerac, du Bossu ou du Masque de fer.

Actualités

Enceinte romaine

Construite dans les années 280, l'enceinte romaine dessine un quadrilatère irrégulier de 450 m de long sur 200 mètres de large. Elle a protégé et enfermé pendant plus de quinze siècles le noyau historique de la ville. Aujourd’hui, cette enceinte est la mieux conservée de tout l’ancien Empire romain, avec celles des deux capitales impériales : Rome et Byzance. C’est un monument unique en France. C’est d’ailleurs pourquoi, la Ville du Mans a entamé des démarches pour son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

Patrimoine religieux

Les églises médiévales

Notre-Dame de la Couture

Ancienne église abbatiale, cet édifice de style gothique Plantagenêt, a servi de modèle à de nombreuses églises du Maine. Cette église renferme une très belle crypte de l'an 1000 où chaque chapiteau est différent et un riche mobilier avec, entre autres, trois sculptures de Germain Pilon (1570), l'un des plus grands artistes français de la Renaissance. Elle possède également le premier vitrail "archéologique" de l'histoire de l'art. Au XIXe siècle, il a été composé dans l'esprit oublié depuis la fin du Moyen-Âge, des verriers médiévaux. Il marque et symbolise le renouveau mondial de cet art dont Le Mans a été l'un des centres les plus importants au XIXe siècle.

Place Aristide-Briand. Ouverture: tous les jours de 8h30 à 19h. Pour tous renseignements contacter le presbytère, 02 43 85 21 92, Accessible en tram - Arrêt "Préfecture" ligne n°1 & n°2

Hôtel-Dieu de Coëffort ou Maison-Dieu 

Église Sainte-Jeanne d'Arc

Cet édifice à la façade austère fut bâti à la fin du XIIe siècle, par Henry II Plantagenêt, roi d'Angleterre et comte du Maine. Afin d'expier selon la légende, l'assassinat de l'archevêque de Canterbury, Thomas Beckett, en 1170, Henry II fit ériger nombre de fondations pieuses et hospitalières. Cet hôtel-Dieu accueille les malades, les pauvres, les enfants abandonnés, les pèlerins et les fous (en effet, Coëffort  signifie "réconfort"). La salle a été restituée dans son état original. Divisée en trois nefs égales par deux rangées de colonnes, elle est couverte de voûtes domicales (bombées) nervurées aux clés peintes. Son élégance contraste avec la sévérité de l'extérieur. Elle contenait, de chaque côté d'une allée centrale, des lits séparés par des tentures qui isolaient les malades. Au chevet, s'élevait un autel permettant aux grabataires d'assister à la messe. Au XVIe siècle, les malades furent transférés dans un bâtiment extérieur et la salle fut transformée en église. En 1645, les lazaristes de Vincent de Paul, appelés frères de la Mission, prirent la gestion de l'hôtel-Dieu. Au siècle suivant, les malades quittèrent Coëffort pour le nouvel hôpital général.

À la Révolution, les religieux furent expulsés, le mobilier vendu et les bâtiments de la Mission confiés à l'autorité militaire. Sous l'Empire, un quartier de cavalerie occupa les lieux. L'église, coupée en deux étages par un plancher à hauteur des chapiteaux, servir d'écurie et de chambrée jusqu'en 1949. Elle fut cédée par l'armée à la Ville, qui la mit à disposition du diocèse. Depuis 1980, un important programme de restauration a permis la remise en état des voûtes. L'hôtel-Dieu abrite un bel ensemble de peintures murales du XIIe siècle. Son célèbre trésor, découvert en 1953, est constitué de superbes pièces d'orfèvreries civiles ; il est présenté au Carré Plantagenêt, musée d'archéologie et d'histoire.  

Infos

Actuelle église Sainte-Jeanne d'Arc, place Washington.

Ouverture les dimanches de 15h à 18h (du 4 mai au 14 septembre) le reste de l'année, ouverture pendant les offices.

Pour tous renseignements, contacter le presbytère au 02 43 84 69 55

Accessible en tram: Arrêt "Zola" et emprunter à pied la rue Coëffort - lignes n°1 et n°2

Visites guidées renseignements:

Maison du Pilier-Rouge

Tel 02 43 47 40 30  - www.lemans.fr/patrimoine

 

 

Notre-Dame du Pré

Construite primitivement au Ve siècle sur l'emplacement de la tombe de saint-Julien, l'église de l'ancienne abbaye Saint-Julien a été rebâtie aux XIe et XIIe siècles. Par la pureté de son style, les sculptures de ses chapiteaux et l'intimité de sa crypte, cet édifice reste le plus beau monument roman du Maine. Les années 1950 renforcent la puissance mystique de ces lieux avec la création par Marc Ingrand, l'un des plus grands créateurs verriers français du XXe siècle, d'un ensemble exceptionnel de vitraux. Un jardin d'inspiration médiévale l'entoure. Toutes les plantes qui le composent étaient utilisées dans la pharmacopée ancienne.

Pour tous renseignements, contacter le presbytère, 02 43 28 52 69 - www.paroisse.nddupre.fr

Avril à novembre : mardi, mercredi, vendredi et dimanche de 15h à 18h, jeudi et samedi de 15h à 17h.

Décembre à mars : samedi, dimanche et jours fériés de 15h à 17h.

Accessible en tram : arrêt "Quinconce-Jacobins". 

Patrimoine contemporain

Au milieu du XIVe siècle, la France est en pleine transformation. C'est dans ce contexte que naissent les grands magasins qui sont à la fois l'incarnation et le fruit de ces bouleversements. Ce phénomène parisien apparu avec l'ouverture du Bon Marché en 1852, s'étend rapidement en France et à l'étranger. Les grands magasins vont initier le commerce moderne et tous ses codes d'images, de ventes et de services.

L'architecture des grands magasins comme leurs aménagements s'inscrivent dans la modernité et la mise en œuvre des progrès techniques et technologiques. Ils sont conçus comme des décors de théâtre avec leurs grands escaliers, leurs atriums couverts d'un plafond ou d'une coupole en verre décoré, leurs tours d'angle. Tous, vendeurs comme acheteurs deviennent des comédiens qui se donnent en spectacle. Le Mans n'est pas à l'écart de ce mouvement. C'est en 1887 avec l'ouverture du "Grand Bazar", rue des Minimes, qu'apparaît le premier vrai grand magasin du Mans.

Les Nouvelles Galeries (aujourd'hui Eurodif, Orange, Séphora et Amazonia)

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Le succès du Grand Bazar est immense et toutes les catégories sociales, urbaines et rurales le fréquentent.

L'immeuble des Nouvelles Galeries avec ses six étages domine l'ensemble du bâti environnant. La théâtralité de cet édifice ne s'appuie pas sur le principe habituel d'une articulation des différents niveaux par une rotonde en angle et couverte d'un dôme. Paul Auscher exprime, côté rue des Minimes, la monumentalité de la façade par une importante poutrelle de fer cintrée empruntée à la technologie Eiffel, métaphore du progrès et de la civilisation industrielle.

Cette poutre métallique volontairement surdimensionnée est comme une gueule dans laquelle les clients s'engouffrent.

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Les Dames de France 1 (aujourd'hui les Galeries Lafayette) et 2 (aujourd'hui Zara).

En 1925, ouvre le second grand magasin du Mans, les Dames de France rue des Minimes. Celle-ci devient la rue commerciale centrale du cœur de ville.

Son architecte, Emmanuel Le Ray (1859 - 1936), fait le choix d'une opposition systématique aux partis pris qui avaient été retenus pour les Nouvelles Galeries qui font face aux Dames de France. Il reprend un plan traditionnel avec une grande tour d'angle qui marque l'entrée principale du magasin. Il opte pour une architecture toute en horizontalité, l'immeuble est limité à deux étages soulignés chacun par une corniche. Les matériaux du décor des façades sont différents également. Le fer, jugé "vulgaire", est abandonné au profit du bois et du cuivre. La pierre est, quant à elle, richement sculptée.

Ce deuxième grand magasin remporte aussi un beau succès, bourgeois des villes et aristocrates des champs sont au rendez-vous.

Un second bâtiment est adjoint en 1939 en vis à vis, à l'autre angle de la même rue. Œuvre en béton de l'architecte Henri Grigné, il est caractéristique de l'idéal géométrique de l'Art Déco.

La sobriété des façades avec ses grandes baies est trompeuse. C'est un décor savant qui est mis en œuvre : bow-windows de l'avant corps central succession rythmée de fenêtres trapézoïdales, des  pilastres cannelés avec ou sans chapiteaux, aux ferronneries des portes et des balcons...

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Ces trois magasins, Nouvelles Galeries et Dames de France 1 & 2, présentent des qualités architecturales propres correspondant à différents courants esthétiques incarnant la modernité de leur époque. Leur concentration sur un espace aussi réduit et sur une période chronologique couvrant les quarante premières années du XXe siècle, ajoute une valeur d'ensemble remarquable. C'est pourquoi, tous les trois ont obtenu le label " Patrimoine XXe" décerné par le Ministère de la Culture.

 

 

Patrimoine - Y a-t-il un point d'information touristique en dehors des heures de bureau ?

Oui, notre accueil du Pilier-rouge est ouvert jusqu'à 23 h 30 en juillet et 23 heures en août, les soirs de projection de la Nuit des chimères. Retrouvez nos coordonnées sur la page de notre boutique et consultez le site de la Nuit des chimères pour connaître les dates de projection.

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du lundi au vendredi, de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30* et le samedi, de 14 h 30 à 18 h
* jusqu'à 18 h et le dimanche de 14 h 30 à 18 h, du 1er avril au 30 septembre
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